vendredi 18 juillet 2008

Emergence tortues luths



Salut,

après de nombreux mois d'absence, on relance un peu notre blog pour vous faire partager le seul feux d'artifice du 14 juillet en Guyane que nous avons trouvé: des dizaines et des dizaines de bébés tortues luths sortant de terre pour gagner la mer.

A bientot Caro et Oliv

lundi 28 janvier 2008

Marais de Kaw avec nos Soeurs

Sophie et petite Caro sont arrivées à Rochambeau, l'aéroport de Cayenne un jeudi de décembre en début de soirée: juste le temps d'aller à la mer avant la nuit. Puis, après les avoir laissé se reposer la nuit du jeudi, on leur a prévu un programme, il est vrai, un peu chargé. Sophie a adoré ;-) son repos guyanais bien merité après une fin d'année agitée!
c'est parti: le vendredi matin visite de Cayenne, c'est pas très grand mais pas tout petit non plus, et pour ne pas qu'elles trainent trop au lit il fallait qu'elles passent réserver des places pour la visite des marais dans une agence. puis vendredi à midi départ pour le village de Kaw, avec Florence et Bertrand, à environ 2h de route de Cayenne avec une route un peu deforcée et assez étroite au milieu de la forêt.

A l'arrivée, au débarcadère de Kaw, on rencontre Erwan notre guide avec sa pirogue seulemnt pour nous 6, trop cool.




la pirogue avec Erwan, Florence, Bertrand, petite Caro et oliv

on descend tranquillement la rivière de kaw jusqu'au village de Kaw, un petit village accessible seulement pas voie fluviale. on visite la maison de la nature avec une maquette de caïman d'environ 4 m assez impressionnant, on n'a pas trop envie d'en rencontrer un, surtout qu'ils peuvent faire jusqu'à 6-7 m.
la descente jusqu'à l'embouchure est tranquille, on croise pas mal d'oiseaux, des singes et on voit des têtes de caïmans qui plongent de temps en temps.



un petit Saïmiri


les payages sont sympas avec la rivière qui fait miroir.



on a quand même eu droit à quelques petites averses, on est en Guyane quand même! il faut qu'il pleuve, sinon, ce n'est pas rigolo.


L'arrivée à l'embouchure,



on va enfin pouvoir voir le fameux ibis rouge, et bien il y a pleins d'oiseaux mais aucun n'est rouge, sniffff.Leurs petits sont marrons et on en voit! En plus, la marée est très basse, on ne peut pas aller où se cache la colonie. Après un ti punch et un peu d'attente, on voit de loin 2 ibis rouges, c'est fou ils sont vraiment tout rouge. C'est vraiment très beau.



bizarre ces ibis rouges?

ceux-là sont plus authentiques


envol des ibis

il commence à faire nuit, il faudrait penser à faire demi-tour. tout le monde sort sa torche à la recherche.......... des yeux brillants des caïmans dans la nuit.


les yeux du caïman brillant dans la nuit, celui-là Erwan n'arrive pas à l'attraper.




on continue notre remontée dans la nuit noire à la recherche des caïmans, on a du mal à les approcher de très près pour les attraper car c'est presque la pleine lune et ils voient notre pirogue blanche ( en tout cas ce sont les explications du guide).
au bout de bien 2 h, Erwan arrive a attraper un petit caïman avec déjà des dents sympathiques. on imagine les dents du caïman de 4 m humm.





c'est bizarre cette petite bestiole, en avoir un pour la maison?

on continue notre remontée de la rivière à la recherche de caïmans un peu plus grands, Sophie est tellement fatiguée qu'elle dort ds la pirogue alors que 2 caïmans d'environ 3m ont plongé à 30 cm d'elle!

après cette recherche peu fructueuse, on se dirige vers le carbet flottant pour manger: il est 23h. Sophie et petite Caro sont claquées, avec le décalage horaire ca n'aide pas, ensuite, une nuit bien méritée dans les marais tout en flottant!

Et oui au milieu des marais de Kaw dormir dans un lit c'est triste, j'aurais préféré un hamac mais bon.


un réveil dans le marais.

c'est parti pour un petit tour de pirogue, on va remonter le plus possible la rivière.

on rencontre encore pas mal d'oiseaux avec des couleurs variées, dommage toutes les photos sont floues en plus je me souviens plus du nom de tous ces volatiles.
on a également croisé la route de Cabiaï, le plus gros rongeur sur la terre.



et on continue à remonter,




ca commence à devenir étroit.




bon là on fait demi-tour

et bien non ca passe alors on continue

on croise des arbres avec des racines bien larges qui leur permettent malgré leur grande taille et le fait que leurs racines ne peuvent pas s'enforcer trop profond dans le sol de tenir debout. trop fou.


retour au carbet flottant pour une petite baignade avant le repas et l'arrivée d un grand groupe de touristes pour l'après-midi. y a des trucs un peu bizarre dans l'eau et sous l'eau...

pendant le repas, un truc qui n'arrive jamais en Guyane, un coup de vent, panique à bord la petite tente de protection s'envole et tord toute l'armature et chose fantastique, au lieu d'aider a récupérer la bâche ou protéger la bouffe de l'eau quasiment tout le monde rentre dans le carbet en dur et nous regarde en train de sauver ce qui peut l'être. c'est beau la solidarité!

puis l'aprés midi avec les 2 Caro on va faire un petit tour de kayak pendant que les autres font un tour de pirogue.



on part à la recherche de poules d'eau pour les prendre en photo au moment du decollage. Aprés une traque effrennée, on arrive à avoir une photo correcte avec leur ailes jaunes.



puis retour au carbet flottant.

après tant de blabla il fallait bien que je vous le montre ce carbet flottant.

y a un truc super sympa, ils ont péché 2 petits piranhas à 5 m de là où on s'est baigné. C'est bon on a tous gardé jusqu'à nos doigts de pieds ouf.

et le retour vers Cayenne. y a tout le monde qui dort dans la voiture sauf le couillon qui conduit bien sur.

samedi 26 janvier 2008

La ballade de la Mirande

Et bien il a plu et encore plu!!




Ceci dit la pluie nous a permis de voir des petites grenouilles rouges que vous ne verrez pas car il pleuvait vraiment beaucoup pour sortir l’appareil photo.
Et pour changer, on a entendu plein de chants d’oiseaux dont un qui nous sifflait quasiment dans l’oreille mais on n’a rien vu!

Et sur la fin sous une pluie un peu moins importante, on a pu voir quelques papillons.




Voici le seul qui a bien voulu rester devant notre objectif, ses ailes font environ 8 à 10 cm de haut.

Version ultra rapide de la ballade de fort diamant

on a vu le fort au début. Puis on a un peu marché, vu 2-3 singes (des tamarins) qui bougeaient tellement qu’il était impossible de les prendre en photo. Puis après 5minutes, Caro, étant en tongues pour marcher dans la forêt, s’est fait piquer par des fourmis rouges. On a donc fait demi-tour. Il faut dire que les piqûres de fourmis ce n’est pas très sympathique : en gros, elles te pincent jusqu’à en mourir en t’injectant un venin. Dans un premier temps, la piqûre est très douloureuse puis la douleur s’atténue pour repartir encore plus forte qu’au début.




Une petite vue de la forêt, l’océan et la mangrove.




Puis petite halte au bord de la mer sur la route des plages

WE 8 et 9 Décembre

Pour ce WE, il est prévu une grosse soirée avec 30 internes dans le carbet de Jean Charles (un interne depuis quelques temps en Guyane) au milieu de la forêt à plus de 30 min de pirogue de toute habitation.

En ce qui me concerne, je suis parti avec Jean Charles, le propriétaire du carbet, et sa copine Virginie le vendredi 7 AM pour aider un peu avant l’arrivée du gros de la masse. On part de Cayenne avec un kangoo plein a craquer de bouffe, matériel de cuisine, boissons…. La garde au sol est comment dire assez basse. Et sur ce, on rajoute une remorque avec une pirogue de 7m et encore de la bouffe dedans. Après une prière de Jean Charles pour passer 2 grosses côtes sur le trajet, on est parti. Les côtes sont finalement passées … avec un bon élan puis en première pied au plancher (j’en rajoute peut être un peu).
Au bout de 2 heures de route, on arrive à Regina, un petit village au bord de l’Approuage, un gros fleuve. On met la pirogue à l’eau, on commence à la charger et à se demander si à trois dedans plus la bouffe, on ne va pas couler. C’est cool, on va arriver au carbet avant la nuit.
Et bien non c’est raté, un villageois vient nous voir en courant car une femme est en train d’accoucher et, bien sur, il n’y a pas de médecin sur place. Jean Charles et Virginie, qui est sage-femme, vont aider la future maman.
Au final, la femme est transférée sur Cayenne et nous pouvons partir mais il ne reste plus que 30 min de jour pour un trajet en pirogue de 1 heure. Cool, c’est parti pour une navigation de nuit dans la forêt amazonienne et, bien sur, pour nous faciliter la tâche, une petite pluie.
On est à peu près éclairé par la lune, plus une bonne lampe pour éclairer les rives. Et avant d’arriver au carbet, c’est un peu chaud car on doit passer un saut (c'est-à-dire un petit rapide) assez dangereux. Jean Charles le pilote est tendu surtout qu’il me demande d’éclairer une île que je ne vois pas, ce qui n'arrange pas bien les choses. Enfin, on passe le saut et on appelle les 2 gardiens du carbet pour qu’ils éclairent la zone où accoster.

On est afin arrivé et chaleureusement accueilli par Jeff et Titi les gardiens du temple amazonien avec un blaff de poisson du fleuve. Jeff est charpentier, un chasseur de papillon diurne. Il est super cool, connaît bien la foret, il y vit depuis longtemps et comme il dit « il faut bien un café blanc pour décoller » c'est-à-dire un bon verre de rhum avec décollage multiple les 24H d’un jour. Titi est aussi super cool et très attentionné vis-à-vis des autres et de la nature mais il est difficile de le décrire, il faut le rencontrer.

Première nuit en hamac dans la forêt amazonienne : contrairement à ce que je m’attendais pas trop de bruit, pas trop de moustiques. Et puis j’étais pas mal fatigué donc j’ai dormi comme une masse et ce coup, je n’avais pas oublié mon sweet!




Mon hamac avec le ponton et le fleuve derrière.




Idem avec la pluie, ici ça fait pas semblant: en une micro seconde on est trempé jusqu’aux os.



La petite vue au levée dans le calme de la foret ; désolé pour la surexposition




Le carbet de Jean Charles

Alors le programme pour le matin est très sympa : construire un carbet pour que 10 personnes puissent dormir en hamac à 3 en environ 4 heures.
Sous la direction de Jeff, avec Jean Charles, nous partons avec nos machettes en forêt pour aller chercher le bois nécessaire. Bon, on a un peu triché pour les poteaux de soutien, on a fabriqué une extension du carbet construit et on a coupé les 2 autres à la tronçonneuse. Pour les transverses qui soutiendront les hamacs, on les a aussi coupé à la tronçonneuse. On a essayé de les couper à la manchette mais les bois choisis étaient tellement durs qu'en forçant comme une mule la machette s’enfoncait de 3 millimètres dans le bois et notre épaule était tombée par terre. Hormis ces quatre supports, tout a été coupé au coupe-coupe. A la limite, couper le bois, ce n'était pas le plus difficile, après il faut les sortir de la foret qui est super dense.
Après la coupe, de nombreux clous, quelques petits numéros d’équilibriste et de nombreux coups pour se réhydrater, le carbet est construit à temps.

Voici le résultat sans la bâche.




Après, en attendant l’arrivée des autres en milieu d’après-midi, c’est parti pour une petite ballade sur l’Approuage avec Virginie jusqu’à la petite île au milieu du saut tourépé. Le fleuve fait miroir avec la végétation qui l’entoure et le ciel.
On profite de l’arrivée des autres pour se faire remorquer jusqu’au carbet.

D’ailleurs une des pirogues prenait l’eau, ils ont été obligé d’écoper pendant toute la remontée du fleuve. Ce n'est pas de chance.



Le miroir de l’Approuage avec la petite île.

Apres avoir connu ce lieu calme et plein de quiétude, 30 internes débarquent. Ils font la même chose que j’ai fait en arrivant c'est-à-dire explorer les alentours proches mais ils sont 30 et crient pour s’appeler. Avec Titi, on se regarde, on regrette la tranquillité du matin.

Dans l’après-midi, avec Greg et Bertrand, on entreprend de construire une sorte de auvent pour protéger les tables de la pluie. C’est reparti pour une visite de la forêt avec la machette. On construit la structure puis on tend tant bien que mal la bâche au-dessus.

Pendant ce temps tout le monde installe son hamac où il peut. Finalement, il y a 24 hamacs dans le carbet principal et 8 dans le carbet construit.

Notre construction tient le coup même avec une grosse pluie mais des poches d’eau se forment sur la bâche: tout le monde les vide, en tapant sur la bâche avec ses mains ou un balai ou autre. On se croirait presque au stade vélodrome avec une ola.

Après un bon repas avec du poulet mariné à la guyanaise cuit au feu de bois la soirée commence pour se finir au petit matin.

Le lendemain, ouf! notre construction a tenu le choc avec les 8 hamacs.
On part avec Jeff faire un petit tour en foret. On n’a pas vu d’animaux mais il nous explique un peu la végétation que l’on croise. Je n'ai pas retenu grand-chose hormis un arbre qu’il appelle la vache a lait car lorsqu’on le coupe sa sève blanche très liquide coule et ils la boivent. J’ai goûté c’est pas top comme goût.
Avec trois autres internes, Bertrand, Florence et Sophie, nous profitons du temps avant le repas de mis pour faire un petit tour vers un petit marais avec des arbres qui ont des racines très belles comme une succession de demi-cercles de taille différente. Et bien sur, je n’ai pas pris mon appareil photo  . On a entendu quelques oiseaux chanter mais impossible de les voir.

Petite session de vidange de pirogue pleine d’eau à craquer avec des saladiers avant le départ.

Voila je vais essayer de récupérer quelques photos sympa, on les mettra plus tard.

le retour après 2 mois d'absence

Salut et bonne et heureuse année 2008 à tous.

Désolés pour cette interruption de la mise à jour du blog mais nous avons eu quelques petits soucis ayant pour conséquence notre déménagement. Rien de grave, mais ça prend pas mal de temps de trouver un nouvel appart,déménager et à nouveau s'installer, le tout pendant qu'on bosse.

nous avons donc aménagé le 5 janvier juste après le départ de nos soeurs qui ont passé les fêtes de fin d'année avec nous.
L'eau doit être installée le 7 janvier c'est comme ça on fera avec. Mais on est en Guyane, donc le 7 janvier en rentrant du boulot et bien y a toujours pas d eau. Cool la dernière douche remonte au 5 janvier et entre temps on a juste déménagé dans une chaleur suffocante. Le service d'urgence de la société guyanaise des eaux s'en fout complet ça ne dépend pas de lui et personne d'autre n'est joignable, la proprio qui ne peut pas faire grand chose nous propose le tuyau d'eau de son jardin.
Au final, après multiple réclamations et coups de geule, on a pu avoir l'eau vers le 11 janvier.

je vous raconte même pas la galère pour la ligne téléphonique .....

enfin maintenant, nous sommes bien installés avec tout ce qu'il faut.

Bon fini le blabla passons au prochain épisode, la découverte de la Guyane bien plus intéressant!!