samedi 1 décembre 2007

WE aux îles du salut (anciennes îles du bagne)

Un départ tôt de Cayenne car le catamaran part à 8HOO pile de Kourou.

Ca commence bien, devant chez nous à cause des voitures garées, une seule voiture passe sur une dizaine de mètres. Et bien sur à l’heure du départ, il y a deux voitures en sens inverse qui veulent passer, là rien d’anormal, sauf qu’ils se sont engagés tous les deux jusqu’à arriver pare-choc contre pare-choc. Aucun ne voulait faire marche arrière. En tant que bon citoyen prés de leurs sous plutôt qu’écologiste, ils coupent leur moteur et se regarde fixement dans les yeux. Ce sont un haïtien et une haïtienne. En tant que blanc tout nouveau dans le quartier, avec Caro, on attend que ça passe. Mais au bout de 20 min, rien n’a bougé d’un poil. Sauf sans doute les nerfs de Greg et Steph, des copains qui nous attendent sur Cayenne. J’essaie d’aller parlementer, le mec hausse les épaules du style cause toujours. Et la femme me gueule dessus comme une hystérique que l’on est sur SON coté de la route est qu’elle ne bougera pas. PFFF retour dans la voiture. Finalement, une autre dame rejoint l’hystérique qui fait un demi tour sur place et qui abîme sa voiture. Enfin on peut circuler.

Voici une partie qui vous intéressera plus : les îles.

On part sur un gros catamaran au port de Kourou où l’eau est marron, on n’a pas testé la visi mais on est sûr qu’elle est au maximum d’un cm.
KOUROU AVEC SON EAU TRANSLUCIDE

C’est parti, les voiles sont hissées mais bien sûr, on avance au moteur. Enfin après une bonne demi heure de navigation l’eau s’éclaircit un tout petit peu. On commence à avoir des doutes sur l’eau claire et bleue aux îles du salut. Il y a un peu de houle, Steph s’est bien fait arroser à l’avant du cata mais le portable a survécu.

Ça y est, on est arrivé sur l’île principale, l’île Royale, l’eau est bleue, la visibilité est certes meilleure qu’à Cayenne ou Kourou mais on ne distingue même pas sa main à 20 cm.
DE L’EAU BLEU EN GUYANE

L’île est recouverte de cocotiers, c’est impressionnant. On s’arrête pour voir des Agoutis dans le sous bois, c’est un petit animal qui saute comme un kangourou pour le reste voir la photo.
On reste pas mal de temps à les regarder. (alors que l’île en est caffi).


AGOUTIS

Puis tout prés de nous, on entend un bruit métallique type meule, il s’agit d’une cigale un peu comme celles de provence. Sauf que leur bruit est beaucoup plus désagréable. On n’imagine même pas la pinède remplie avec ces cigales!

Allez c’est parti pour le tour de l’île, un périple de plusieurs kilomètres…. environ 4.
On ne vous fait pas le détail de tous les bâtiments. Mais beaucoup sont très glauques (« dans ce lieu, on est plus effaré par le châtiment que par le crime » dixit un journaliste ayant beaucoup écrit sur la Guyane). Encore à l’heure actuelle, ça fait froid dans le dos alors que la végétation a énormément embelli les choses.

A coté du cimetière, il y a une bande de singes qui s’éclate bien, ils sautent d’arbre en arbre, se chamaillent entre eux ou avec les agoutis, essaient de cueillir des noix de coco et un a même essayé de nous pisser dessus.



SINGE

Petite pause sur l’allée de l’église, et là, Greg est attaqué par un perroquet vert qui veut lui piquer sa noix de coco. On n’a pas vu arriver l’animal, on a juste entendu un grand bruit, un peu comme les condors dans les Andes. Puis il se pose tranquille à coté de nous pour qu’on lui donne à manger. Sur le sol marron, ses couleurs vives ressortaient énormément, mais quand il est retourné dans son arbre c’était la croix et la bannière pour le retrouver. On ne peut le repérer qu’à ses mouvements, et surprise, il rejoint un autre oiseau de son espèce plus grand que lui qu’on n’avait pas vu.


GREG, VICTIME DE L’ATTAQUE D’UN……….
PERROQUET VERT

Bon allez, on repart pour visiter le reste. Et boum, nouvelle attaque de notre ami perroquet qui se retrouve… sur la tête de Steph. Le massage capillaire n’a pas l’air très agréable. Un petit morceau de noix de coco et notre ami repart dans son arbre.

STEPH AVEC UN DROLE DE CHAPEAU QUI AIME BIEN LA NOIX DE COCO

Au niveau de l’auberge, on rencontre encore quelques singes, deux magnifiques aras macao, des paons et un toucan en cage malheureusement.


ARAS MACAO
TOUCAN

Lors de la descente du point CULminant de l’île (un bon 40 mètres), rencontre avec un petit iguane pris en photo, le grand s’est barré avant et d’un papillon noir à point blanc qui a bien voulu rester devant l’objectif de l’appareil photo.


PETITE IGUANE

Direction l’île Saint Joseph, où étaient retenu les récalcitrants de la soumission, le silence absolu était la règle : même le bruit de leur chaîne entraîner une prolongation de leur peine.

L’île est plus petite que l’île Royale. On profite du début d’après midi pour monter notre camp : 4 hamacs avec moustiquaire bricolée et 2 grandes bâches au cas où.
On a encore des progrès à faire :
- dans le choix du site : il y avait plein de petits bestioles et comme tout bon méditerranéen, on ne fait pas gaffe à la marée… mais heureusement la mer est venu effleurer nos fesses pendant la nuit (les hamacs sont en hauteur, heureusement!).
- Dans la pose de la bâche : elle a faseyé toute la nuit. La prochaine fois, on choisira des cocotiers plus espacés. CAMP DE JOURS AVEC GREG


CAMP DE NUIT AVEC STEPH

Sinon Olivier, après avoir vécu 2 ans en Martinique et s’étant déjà fait ch… à ouvrir des noix de coco à la main, a encore oublié sa machette et re-teste l’ouverture à la main d’une noix de coco verte, et bien sur le couteau n’est pas sorti indemne de ce calvaire.

On attend le coucher de soleil sur la forêt amazonienne derrière Kourou, tentative de baignade au niveau de la seule plage de l’île, on se fait bien brasser, finalement ce sera une petite visite des hauteurs de l’île avec micro escalade sur les roches volcaniques. Puis on retrouve Greg et Steph au débarcadère, un petit plouf et contemplation du coucher de soleil plongeant dans la forêt avec vue sur mer.



Retour au camp pour bouffer puis dormir. Et bien y un andouille pour ne pas le citer qui a oublié encore une fois un petit pull pour la nuit fraîche en hamac.
Une petite averse pendant la nuit.

Le lendemain visite des ruines de l’île, les bâtiments sont encore plus austères que sur l’île Royale même les arbres s’en évadent.

EVASION DES ARBRES

Sinon au niveau des animaux, nous n’avons pas vu grand-chose : beaucoup de rats, une belle araignée colorée et des autoroutes (j’exagère à peine) de fourmis rouges.


LES GRANDES COPINES DE CARO

Retour sur la petite plage à marée basse, on peut se baigner mais les vagues cassent sur une sorte de petite digue en rocher naturelle. On s’amuse à aller vers la digue pour résister aux vagues. En réalité je ne sais pas s’il était plus difficile de résister aux vagues qui nous ramenaient sur la plage où aux courants qui nous envoyaient vers le large. Il y avait quelques jeunes militaires qui en voulant faire les beaux se sont fait envoyer sur le rocher, ils sont ressortis rapidos sans demander leur reste.

Puis retour par la navette à Kourou.

1 commentaire:

olive a dit…

C'est trés poétique tout çà... Ce qui est bizarrre, c'est qu'en ayant entendu Caro,je me demande si vous parlez du même endroit.
En tout cas, bravo Olive pour les commentaires (et le point culMINANT. ça c'est vraiment toi. Tout en finesse, j'adore!)